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Infogérance & continuité8 min de lecture·Publié le 21 août 2026

Changer de prestataire informatique sans interrompre son activité

C'est l'objection numéro un des dirigeants qui savent déjà qu'ils vont changer : la peur que la bascule coûte plus cher que le problème qu'elle règle. Dans les faits, une reprise se déroule pendant que les équipes travaillent. Voici le calendrier réel, semaine par semaine, et les trois endroits où ça coince.

L'essentiel

Comment changer de prestataire informatique sans interrompre son activité ?

La bascule se prépare avant la résiliation : récupérer l'inventaire, les accès administrateurs et la documentation, vérifier les sauvegardes, puis faire cohabiter les deux prestataires le temps de la reprise. Chez Aerolis, cette reprise prend de une à trois semaines.

  • Avant de résilier : obtenir inventaire, accès administrateurs et documentation.
  • Clause à relire : le préavis et la réversibilité du contrat en cours.
  • Durée de reprise : une à trois semaines selon la taille du parc.
  • Continuité : l'ancien environnement reste actif jusqu'à validation du nouveau.

Changer de prestataire informatique n'est pas un projet technique. C'est un transfert de connaissances : ce que l'ancien sait de votre parc doit passer chez le nouveau, ou être reconstitué. La difficulté ne vient donc pas des machines, mais de la coopération — ou de l'absence de coopération — du prestataire sortant.

Cet article décrit ce qui se passe concrètement, y compris dans le cas défavorable où l'ancien prestataire ne rend rien.

Les signaux qui déclenchent le changement

Rares sont les PME qui changent sur un coup de tête. Quand nous reprenons un parc, c'est presque toujours après l'un de ces quatre constats.

Personne ne sait ce que contient le parcNi l'âge des machines, ni les licences réellement utilisées, ni ce qui est encore sous garantie. L'inventaire n'existe pas, ou date de plusieurs années.
Chaque appel tombe sur quelqu’un de différentIl faut réexpliquer le contexte à chaque fois, et personne ne sait où en est la demande de la semaine dernière.
Les délais ne sont écrits nulle partLe contrat parle de « meilleurs efforts » sans garantie chiffrée. Impossible de savoir si une intervention en trois jours est normale ou anormale.
Les factures arrivent à l’incidentChaque panne se transforme en ligne supplémentaire, ce qui rend le budget informatique impossible à anticiper et dissuade d'appeler.

Le calendrier réel d’une reprise

Comptez deux à quatre semaines selon la taille du parc. Aucune de ces étapes n'exige d'arrêter l'activité, et les changements sensibles se font hors horaires de bureau.

Semaine 1 — Inventaire de l’existantNous relevons ce que vous avez réellement : postes, serveurs, équipements réseau, licences, contrats opérateurs. Cette étape ne dépend pas de la bonne volonté du prestataire sortant, ce qui est précisément le but.
Semaine 1 à 2 — Récupération des accèsNous contactons l'ancien prestataire et récupérons les accès administrateurs et la documentation. Ce n'est pas à vous de mener cette discussion, et c'est souvent ce que les dirigeants redoutent le plus.
Semaine 2 à 3 — Sécurisation des points critiquesSauvegardes, comptes administrateurs, pare-feu, accès distants : ce qui a été identifié comme urgent passe d'abord. Les mots de passe connus de l'ancienne équipe sont renouvelés.
Semaine 3 à 4 — Mise en routeOuverture du ticketing, présentation de l'interlocuteur attitré à vos équipes, premiers reportings. L'ancien contrat n'est clos qu'une fois la reprise validée.

Le principe qui gouverne tout le calendrier : rien ne bascule d'un bloc. Chaque changement sensible est vérifié avant de passer au suivant.

Les trois points où ça coince

Autant les nommer. Dans une reprise sur cinq, l'un des trois se présente — et aucun n'est bloquant si on l'anticipe.

1. Le prestataire sortant ne rend pas les accès

C'est le cas le plus redouté, et il arrive. Un prestataire mécontent de perdre un client peut traîner, répondre partiellement, ou simplement cesser de répondre.

Ce n'est pas bloquant, parce que les accès se reconstruisent. Un administrateur du domaine se recrée, un pare-feu se réinitialise, un serveur se reprend en main physiquement. C'est plus long — quelques jours de plus — mais l'issue ne dépend pas de sa coopération. C'est exactement pour cette raison que l'inventaire est fait en semaine 1, avant toute discussion avec lui.

Point de vigilance juridique : vos données, vos licences et votre matériel vous appartiennent. Un prestataire ne peut pas les retenir. Ce qu'il peut retenir, c'est sa propre documentation interne — d'où l'intérêt de vérifier, dans votre contrat actuel, ce qui est prévu à la sortie.

2. Le contrat en cours n’est pas encore échu

Deuxième frein classique : le sentiment d'être coincé jusqu'à l'échéance. Deux remarques.

D'abord, la résiliation vous appartient : c'est à vous de la notifier selon les conditions de votre contrat, et nous ne pouvons pas le faire à votre place. Nous pouvons en revanche vous aider à identifier les échéances et le préavis applicable.

Ensuite, un chevauchement de quelques semaines entre les deux contrats n'est pas un gaspillage. C'est même la configuration la plus confortable : elle laisse le temps de valider la reprise avant de couper quoi que ce soit.

3. Il n’existe aucune documentation

Le cas le plus fréquent, en réalité. Pas par malveillance : beaucoup de petits prestataires travaillent de mémoire, et cette mémoire part avec eux.

La reconstitution fait partie du travail de reprise. Elle prend quelques jours de plus, et elle produit un effet secondaire utile : vous récupérez enfin un inventaire à jour et une architecture documentée, ce que vous n'aviez peut-être jamais eu. Nous avons repris un parc sans aucune documentation, avec un prestataire sortant injoignable — le déroulé complet figure dans nos études de cas.

En pratiqueTrois questions à poser avant de signer ailleurs
Que se passe-t-il si je pars dans deux ans ? Un contrat réversible prévoit le transfert de vos accès et de votre documentation, sans condition. S'il n'en dit rien, c'est une réponse en soi.Quel délai est écrit au contrat ? Pas « rapidement », pas « au mieux » : un chiffre. Chez nous, c'est une prise en compte en 15 minutes et un rétablissement en 4 heures sur incident bloquant.Qui répondra quand j’appellerai ? Un interlocuteur attitré qui connaît votre parc, ou le prochain technicien disponible sur un plateau.

Ce que la reprise doit vous laisser

À la fin, vous devriez disposer de quatre choses que vous n'aviez pas forcément avant : un inventaire du parc tenu à jour et consultable, un historique de vos demandes, une visibilité sur les remplacements à prévoir et leur budget, et un délai d'intervention écrit noir sur blanc.

Si ces quatre points ne sont pas au rendez-vous, le changement n'a réglé qu'un problème de personne. Le reste est détaillé dans notre méthode, étape par étape, et nos engagements de service précisent les chiffres opposables.

Un dernier mot sur le calendrier : le meilleur moment pour changer, c'est avant l'incident, pas pendant. Une reprise menée dans le calme prend deux à quatre semaines. La même reprise menée en urgence, après une panne majeure, se fait dans de bien moins bonnes conditions et coûte davantage.

Le déroulé completNotre méthode, de l’audit au pilotageLes six étapes, du premier échange au régime de croisière, avec les durées.Voir la méthodeLes chiffresNos engagements de servicePrise en compte 15 min, GTR 4 h, 96 % de délais tenus sur 12 mois.Voir les engagements

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