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Guide PRA · partie 5

Tester la restauration et le plan de reprise : méthode, fréquence et indicateurs

Les logiciels de sauvegarde envoient chaque nuit un rapport « réussi ». Ce rapport dit que la copie s'est lancée, pas qu'elle est complète, ni qu'on saura la restaurer dans les temps. Seul un test le prouve.

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En pratique Test de fichiers chaque mois, sur un échantillon Test d’un serveur complet au moins une fois par an, chronométré Ce qu’on mesure durée réelle, données récupérées, écarts avec le plan
L'essentiel

Comment vérifier qu’une sauvegarde fonctionne vraiment ?

En restaurant réellement des données, dans un environnement isolé, et en chronométrant l'opération. Un test mensuel sur des fichiers et un test annuel complet d'un serveur ou d'une application critique permettent de constater que la sauvegarde est complète et que le délai de reprise prévu est tenable.

  • Un rapport de sauvegarde « réussie » n'atteste ni l'intégrité des données, ni la capacité à les restaurer.
  • Le test se fait dans un environnement isolé, pour ne pas perturber la production.
  • La durée mesurée est comparée au RTO fixé : si elle le dépasse, le plan doit changer.
  • Aerolis teste effectivement la restauration des sauvegardes de ses clients ; c'est la seule façon de savoir combien de temps prendrait une reprise réelle.

Pourquoi faut-il tester une sauvegarde ?

Parce que les défaillances de sauvegarde sont silencieuses : un dossier exclu par erreur, une base de données copiée pendant qu'elle était ouverte, un support saturé, un mot de passe de chiffrement perdu. On ne les découvre qu'en restaurant — idéalement lors d'un test, pas le jour du sinistre.

À quelle fréquence tester la restauration ?

Un test simple chaque mois, un test complet au moins une fois par an, et un test après chaque changement important d'infrastructure. La fréquence compte moins que la régularité et la trace écrite de chaque test.

Type de testFréquenceCe qu’il prouve
Restauration de fichiers et dossiersMensuelleLa sauvegarde contient bien les données attendues
Restauration d’une base ou applicationTrimestrielleLes données métier sont cohérentes et exploitables
Restauration complète d’un serveur, chronométréeAnnuelleLe RTO prévu est tenable
Exercice de PRA avec l’équipeAnnuelleChacun sait quoi faire, dans quel ordre

Comment se déroule un test de plan de reprise ?

On choisit un scénario, on restaure dans un environnement isolé en suivant uniquement le document, on chronomètre chaque étape, puis on note les écarts. Le résultat est un compte rendu daté et une liste de corrections, reportées dans le plan.

  1. 1Choisir un scénarioPar exemple : serveur de fichiers chiffré par un rançongiciel.
  2. 2Restaurer en suivant le documentSans l’aide de la personne qui l’a rédigé : c’est le vrai test du plan.
  3. 3MesurerDurée de chaque étape, données retrouvées, ancienneté de la dernière version.
  4. 4Corriger et consignerMise à jour du plan et du registre des tests, date du prochain test.
Et chez vous ?

Quand avez-vous restauré une sauvegarde pour la dernière fois ?

Si la réponse est « jamais » ou « je ne sais pas », c'est le premier point à traiter. Une restauration est tentée pour de bon lors de nos audits de sécurité.

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Questions fréquentes

Tester une restauration risque-t-il d’écraser les données actuelles ?

Non, si le test se fait dans un emplacement ou un environnement isolé, ce qui est la règle. On ne restaure jamais un test par-dessus la production.

Qui doit réaliser les tests ?

Le prestataire ou le responsable informatique, avec un compte rendu remis à la direction. L'exercice annuel associe les personnes désignées dans le plan.

Que faire si le test échoue ?

C'est précisément son utilité : corriger la cause (périmètre, fréquence, support, procédure), puis refaire le test. Un échec en test est une bonne nouvelle comparé à un échec le jour du sinistre.

Qui écrit cette page

Aerolis est un prestataire d'infogérance installé au Village d'entreprises Green Side, à Sophia-Antipolis, depuis 2003. Nos ingénieurs exploitent au quotidien les parcs informatiques de PME de 30 à 100 salariés des Alpes-Maritimes et de Monaco.

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